Belle soirée musicale avec la pauvre Madama Butterfly

Place François Rude, Dijon

Il y a quelques semaines, nous avons assisté à l’Auditorium de Dijon, à une très belle interprétation de Madama Butterfly de Pucini. Le décor et costumes, en se voulant être le reflet du Japon ancien, sont souvent désastreux dans cette opéra, mais là j’ai trouvé que l’esprit japonais était très bien rendu sans surcharge avec un décor/costumes inventifs et épurés (Jean-François Sivadier). Les superbes voix ont pu nettement prendre le dessus et rendre l’émotion pour nous ravir accompagnées par l’Orchestre Dijon-Bourgogne.

Chateau Himeji, Japon

L’histoire: Fasciné par la jeune geisha Cio-Cio San (exceptionnelle Tatiana Monogarova), l’américain Pinkerton (impressionnant Giancarlo Monsalve) va finir par l’épouser avec l’aide de l’entremetteur Goro (superbe François Piolino). Celle-ci est alors bannit de la famille car convertie au christianisme. Alors que Pinkerton est retourné au USA, faisant peu cas des sentiments de Madama Butterfly, de son obligation de renier famille et religion pour épouser un étranger, Cio-Cio San a donné naissance à un fils et vit donc triste et seule en attendant le retour de son mari. Un jour, la joie l’inonde car une

Femmes déguisées en Geishas (Koyuki Imamura)

lettre lui apprend que Pinkerton va revenir prochainement au Japon mais on apprend que ce sera accompagné de son épouse américaine. Cio-Cio San ne retenant de la lettre que sa venue proche ne cède pas aux avances du riche prince Yamadori (Simon Jaunin), se sentant légalement mariée à Pinkerton. Celui-ci arrive enfin, avec son épouse et pense récupérer son fils chez Cio-Cio San, mais Pinkerton évite toute rencontre avec elle. Il y a un face à face entre les deux épouses et réalisant enfin la situation, Cio-Cio San se suicide à la japonaise.

Très belle prestation chantée en italien avec sous-titrages en français. On perçoit très bien le grand écart culturel entre le Japon et les États-Unis ainsi que les différences sociales entre les personnages. Le décalage entre honneur et infamie est très bien rendu dans cet opéra pénétrant avec la belle musicalité de Puccini.

Auditorium de Dijon

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