Tenaces, les idées en chanson

maquette cd 'La Vie, tout simplement' recto

Au sein de son association « Confidences« , Renata accompagnée par Francis et parfois d’autres musiciens comme bien souvent un violoncelliste

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Le tram dijonnais

(Damien), règnent sur la scène dijonnaise (mais pas seulement!) et continue invariablement leur promotion de la chanson française.

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Danse en Bourgogne

 

Outre les interprétations de grands chanteurs comme Barbara, Trénet et Brassens, parfois entourés de récitants, Renata et Francis  se risquent aussi avec un franc succès dans l’univers de Linda Lemay. Ces artistes appliqués tracent leur chemin avec un magnifique répertoire.  La musique est leur passion mais aussi les textes avec la saveur des mots qu’il faut écouter. On trouve également des créations avec des styles bien personnels comme dans la chanson ci-dessous qui traite de l’égalité fille-garçon  » Libre de grandir ».

 

 

N’hésitez pas à consulter leur site et en particulier les vidéos d’un échantillon de leurs prestations.

Ces artistes interviennent également sur invitation pour des concerts privés et ne ratez pas une occasion de les écouter.

Alors bonne écoute !

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Carmen

Un petit message pour vous donner envie d’assister à ce spectacle que j’ai trouvé exceptionnel à l’auditorium de Dijon, qui a une acoustique remarquable.

Carmen_1Il s’agit d’un spectacle de danse de la compagnie Antonio Gadès dont le fief est Madrid. Carmen, c’est bien sur d’après le livret de Prosper Mérimée avec la musique de Bizet mais revue au gout de flamenco puisque mis en scène par Gadès mais aussi Carlos Saura. Outre Carmen (Maria José Lopez) et Don José (Miguel Lara), on trouve une quinzaine de danseur(e)s qui se donnent sans compter. En plus de danser, chacun chante et ensemble ils posent une ambiance très hispanique. La base musicale est donnée par les magnifiques prestations de 2 guitaristes et d’une bande son de la musique de Bizet. On retrouve avec plaisir le poème chanté de Frederico Garcia Lorca, verde que te quiero verde.

Plutôt que de vous faire une analyse très personnelle de cette pièce crée à Paris en 1983, je vous livre les notes d’intention rédigées par la compagnie. Pas d’images perso puisque photos non autorisées.

« Le montage de Carmen que nous vous offrons est le résultat de notre collaboration, conséquence ou prolongation du travail réalisé pour le film Noces de Sang (Carlos Saura, 1981).

Spectacle Carmen - Antonio Gades à Dijon - Opéra de Dijon - 8 au 9 janvier 2014L’histoire de Carmen est celle d’une obsession. Comme le dit Emilio Sanz Soto, Carmen et Don José se dévorent pour le plaisir de se dévorer. […] Il est curieux que ce personnage si représentatif de l’Espagne, que les hommes aiment jusqu’à lui donner leur vie, soit une invention française. Or c’est bien de France et de la main de Mérimée et Bizet qui ont si profondément fouillé notre tempérament et nos coutumes, que nous vient Carmen.Engendrée par Mérimée, alimentée par la mémorable musique de Bizet, ces deux versions inséparables ont été la base de notre travail. Notre version de Carmen est une version dansée. La danse est ici un personnage absolu et, qui dit danse dit rythme, musique, mouvement. Notre intention a été de trouver dans nos racines, dans notre tempérament les éléments de cette Carmen et, pour cela, nous avons utilisé la danse et le chant flamenco, sans dédaigner pour autant la belle partition de Bizet qui, au contraire, nous a servis de contrepoint. Notre désir serait qu’à travers ce montage, nous puissions vous transmettre la joie et la passion avec lesquelles nous avons entrepris ce travail. »

Objectif pleinement atteint pour notre plus grand plaisir !

Le spectacle a déjà été présenté à Paris et doit l’être ailleurs en Europe. Si vous souhaitez vous faire plus d’idée sur la compagnie Antonio Gadès, visionnez la bande annonce:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=RixO4jGx_hc

Jazz en Bourgogne

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Plusieurs concerts dignes d’intérêt à Dijon. Vous aurez les infos sur vos sites habituels.

Mais je tenais à signaler cette soirée mémorable pour différentes raisons.

Tout d’abord en première partie, une formation qui tourne pas mal en Bourgogne depuis une dizaine d’années et qui a un très bon niveau interprétant des morceaux classiques mais aussi certains beaucoup moins connus et plus risqués mais avec talent magistralement emmené par Luc Bouhaben.

Agnès Chaussenot est à la voix et se donne à fond avec un joli swing et timbre de voix.

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En seconde partie, c’était le Delft Big Band (voir ici) et il faut dire quelques mots de cette formation conduite et animés par Ian Smith. C’est un orchestre Sud-Africain de Delft, la banlieue de Cape Town.

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Le Delft Big Band est composé de jeunes habitants des bidonvilles la banlieue du Cap. Le fondateur et animateur, Ian Smith, est un trompettiste de jazz avec une renommé pour ses talents d’interprète autant que de pédagogue.

Cette formation est devenue quatre ans  après sa création, une véritable ambassadrice et messagère d’espoir de la jeunesse défavorisée.

Ils ont eu un succès incroyable lors de ce concert qui a endiablé le public par les rythmes et la chaleur de leurs interprétations aussi bien au chant que leur niveau technique qui n’a été acquis qu’en quelques années seulement (5  ans !). Cela démontre l’importance d’une mise en condition qui peut transformer les parcours de vie de ces jeunes qui ont malheureusement connu de terribles expériences personnelles (drogues dures, viols, meurtres). Ils répètent dans des conditions difficiles où à la sortie de leurs répétitions, des cadavres ne sont parfois pas très loin…

Ian Smith, qui avait quand même posé sa trompette non loin de la scène, n’a finalement pas pu se retenir de jouer devant la folie musicale de la salle, bien qu’il avait annoncé qu’il ne toucherait pas son instrument ! Les solos de trompettes, de sax ou de piano se sont enchainés sur des rythmes bien soutenus  pour notre grand plaisir et Adelia Douw a chanté en véritable professionnelle !

Un tout petit extrait pris avec smarphone:

Grâce à l’apprentissage de la musique, la vie de ces jeunes et de tous leurs proches a radicalement changé.

Si cette formation passe non loin de votre ville, ALLEZ-Y !!!

Belle soirée musicale avec la pauvre Madama Butterfly

Place François Rude, Dijon

Il y a quelques semaines, nous avons assisté à l’Auditorium de Dijon, à une très belle interprétation de Madama Butterfly de Pucini. Le décor et costumes, en se voulant être le reflet du Japon ancien, sont souvent désastreux dans cette opéra, mais là j’ai trouvé que l’esprit japonais était très bien rendu sans surcharge avec un décor/costumes inventifs et épurés (Jean-François Sivadier). Les superbes voix ont pu nettement prendre le dessus et rendre l’émotion pour nous ravir accompagnées par l’Orchestre Dijon-Bourgogne.

Chateau Himeji, Japon

L’histoire: Fasciné par la jeune geisha Cio-Cio San (exceptionnelle Tatiana Monogarova), l’américain Pinkerton (impressionnant Giancarlo Monsalve) va finir par l’épouser avec l’aide de l’entremetteur Goro (superbe François Piolino). Celle-ci est alors bannit de la famille car convertie au christianisme. Alors que Pinkerton est retourné au USA, faisant peu cas des sentiments de Madama Butterfly, de son obligation de renier famille et religion pour épouser un étranger, Cio-Cio San a donné naissance à un fils et vit donc triste et seule en attendant le retour de son mari. Un jour, la joie l’inonde car une

Femmes déguisées en Geishas (Koyuki Imamura)

lettre lui apprend que Pinkerton va revenir prochainement au Japon mais on apprend que ce sera accompagné de son épouse américaine. Cio-Cio San ne retenant de la lettre que sa venue proche ne cède pas aux avances du riche prince Yamadori (Simon Jaunin), se sentant légalement mariée à Pinkerton. Celui-ci arrive enfin, avec son épouse et pense récupérer son fils chez Cio-Cio San, mais Pinkerton évite toute rencontre avec elle. Il y a un face à face entre les deux épouses et réalisant enfin la situation, Cio-Cio San se suicide à la japonaise.

Très belle prestation chantée en italien avec sous-titrages en français. On perçoit très bien le grand écart culturel entre le Japon et les États-Unis ainsi que les différences sociales entre les personnages. Le décalage entre honneur et infamie est très bien rendu dans cet opéra pénétrant avec la belle musicalité de Puccini.

Auditorium de Dijon